Séances

 

Organisation des séances

 

 

 

Les Séances sont organisées Participants de la séance SPF des 26 2 à 3 fois par an en Province et à Paris. D'une durée d'une ou deux journées, elles portent sur des thèmes variés : bilans régionaux ou nationaux sur les découvertes et travaux récents ou synthèses sur une problématique en cours dans un secteur de recherche ou une période en particulier.

 

Les chercheurs qui souhaitent organiser une séance doivent se mettre en relation, au moins un an avant l’événement, avec l’un des responsables des séances de la SPF :

 

              - j.jaubert[a]pacea.u-bordeaux1.fr

      ou   - jgzdsoto[a]free.fr

 

Pour chaque proposition, il est important de fixer d’emblée le lieu, un calendrier prévisionnel, un résumé explicitant la thématique retenue et le(s) nom(s) et institution(s) de rattachement des organisateurs.

 

Une fois la proposition acceptée en conseil d’administration, la SPF se charge de diffuser l’information auprès de ses membres, de mettre en ligne le programme ainsi que les résumés des communications retenues et d’aider à toute la diffusion nécessaire de l’information.

 


 

Prochaines séances

 

- Châlons-en-Champagne, les 29-30 mars 2016

« Creuser au Mésolithique »

 

Recy_OHR copie

Organisateurs : Nathalie Achard-Corompt, Vincent Riquier

 

Longtemps, les populations mésolithiques ont été jugées inaptes à creuser des trous dans le sol. Et dans l’esprit de nombreux archéologues, le Mésolithique demeure une période où ces populations ont eu un ancrage au sol très limité voire inexistant, la question de structure en creux restant incongrue, pour le moins exceptionnelle.

 

Dans ce contexte, la fouille du site d’Auneau au début des années 1990 par Ch. Verjux a marqué un véritable renouveau dans la recherche française, en rapprochant le territoire français des pays nordiques et des îles britanniques, où cette connaissance était acquise. Elle a ouvert la voie en proposant une vision renouvelée des sociétés mésolithiques guidant l’étude des structures en creux qui s’est développée depuis. Toutefois, malgré la croissance exponentielle des fouilles de sauvetage puis préventive sur tout le territoire, celle du nombre de gisements en creux mésolithique n’a pas suivi le même rythme. Le préjugé persistant évoqué plus haut, la méconnaissance de ce à quoi peuvent ressembler des fosses préhistoriques tout comme la difficulté de détection des restes de culture matérielle associée sont probablement parmi les principales raisons de leur « sous »-détection.

 

Très récemment, à la faveur des opérations d’archéologie préventive, les plaines de Champagne ont vu émerger plusieurs dizaines de gisements de structures dominées par un type particulier de fosse, cylindrique et profonde. Par le hasard de la fortune, d’autres régions, Picardie, Alsace, Bretagne, réalisaient des découvertes de même nature. Proches de celle d’Auneau et de certains sites fouillés plus anciennement en Ile-de-France ou en Picardie, elles s’en distinguent par une quasi-absence de restes matériels ou d’autres vestiges qui indiqueraient des aires d’habitat.

 

Les nombreuses interrogations dont font l’objet ces fosses témoignent du faible recul que nous avons depuis leur découverte. Une multitude d’activités humaines existe pouvant laisser une empreinte au sol s’apparentant aux fosses découvertes. Bien que deux hypothèses (stockage et chasse) soient actuellement discutées plus en détail, il convient de rester ouvert et réceptif à toute nouvelle interprétation. La mise en place d’un programme spécifique de recherche interdisciplinaire les concernant est indispensable pour mieux comprendre leur nature, le potentiel d’information qu’elles renferment mais également les stratégies à adopter pour une meilleure détection. Le développement fulgurant des découvertes de ce type en Champagne n’est incontestablement pas dû à une particularité géographique propre à cette région.

 

Les deux journées de colloque, soutenues par l’INRAP, la Drac et la Communauté d’Agglomération de Châlons-en-Champagne, visent à faire le point des découvertes de vestiges en creux mésolithiques, en France comme dans les autres pays européens, et de brosser un panorama le plus complet des types des vestiges possibles. L’accent sera mis sur les différentes méthodes d’analyse employées traitant aussi bien des informations environnementales, des processus taphonomiques que des éléments de datation. Elles seront aussi l’occasion de débattre des fonctions possibles ou envisagées pour les nouvelles découvertes afin de comprendre l’apport de ces gisements à la compréhension du monde mésolithique.

 

Programme, inscriptions : cliquez ici

 

Contacts :

 

nathalie.achard-corompt@inrap.fr

vincent.riquier@inrap.fr

 

Photographie verticale d'une partie des fosses mésolithiques mises au jour à Recy « le Mont Grenier », Marne (© INRAP)


 

 

 

 

photo ; B. SOUFFI (INRAP) - Participants de la séance SPF Palethnographie du  Mésolithique : recherches sur les  habitats de plein air dans la moitié  septentrionale de la France et ses marges (Novembre 2010)

 

 

 

 
Dernière modification : 02/12/2015