Séances

Participants de la séance SPF des 26

 

Les Séances sont organisées 2 à 3 fois par an en Province et à Paris. D'une durée d'une ou deux journées, elles portent sur des thèmes variés : bilans régionaux ou nationaux sur les découvertes et travaux récents ou synthèses sur une problématique en cours dans un secteur de recherche ou une période en particulier.

 

Le programme prévu pour 2015 des séances de la SPF est le suivant:
 

 


 

PROCHAINE SÉANCE : Nouvelles données sur les débuts du Néolithique à Chypre

 

PARIS, les 18 et 19 mars 2015

Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution, Muséum national d’histoire naturelle,
Jardin des Plantes, Paris 5e

 

Séance de la Société préhistorique française, co-organisée avec le Muséum national
d’histoire naturelle, le CNRS (SEEG « Limassol », INEE) et la mission « Néolithisation »
du ministère des Affaires étrangères

 

De part l’ancienneté de son isolement maritime et en raison de sa situation géographique, à 70 km des côtes levantines, Chypre se présente comme un lieu privilégié d’étude de l’émergence de l’un des plus anciens néolithiques au monde et de ses interactions avec l’environnement insulaire.

 

C’est ce qui explique que la Préhistoire récente chypriote ait été l’objet de nombreuses et actives investigations, depuis plus de 80 ans. Dès les années 1930 et plus encore durant les années 1990-2000, les fouilles de Khirokitia éclairaient l’un des aspects les plus marquants de cette insularité, sous la forme de la culture du même nom et des nombreuses particularités qu’elle présente par rapport aux autres cultures du VIIe millénaire av. n. e. sur le proche continent. À la fin des années 1980, la découverte du site d’Aetokremnos révélait une présence humaine épipaléolithique dès le milieu du XIe millénaire. Elle posait la question, encore non résolue aujourd’hui, du rôle des premières fréquentations humaines sur la faune endémique locale, composée d’hippopotames et d’éléphants nains. Durant les années 1990, le site de Shillourokambos (8400-7000 av. n. è.) faisait reculer d’un millénaire et demi l’apparition du Néolithique sur l’île. Il documentait un processus de néolithisation insulaire s’étendant sur plus d’un millénaire et présentant de nombreux points communs avec celui du PPNB du proche continent, notamment en ce qui concerne l’émergence de l’économie agro-pastorale. Depuis le milieu des années 2000, les fouilles de Klimonas et Asprokremnos révèlent une présence néolithique plus ancienne encore, datée entre 9000 et 8600 av. n. è. : de fortes implantations villageoises, très comparables à celles du PPNA récent du Levant nord et d’Anatolie du Sud-Est, notamment en ce qui concerne la pratique de l’agriculture, le bâti, l’outillage en pierre et l’univers symbolique, révèlent un monde chypriote fortement connecté au continent. Elles renvoient une image diamétralement opposée à celle qui émane de la culture de Khirokitia, plus jeune de 3000 ans.

 

La présente table ronde vise à faire le point des récentes découvertes qui jalonnent les débuts du Néolithique chypriote, et d’en discuter les implications dans le cadre de la néolithisation du Proche-Orient. L’accent sera mis sur les dynamiques techno-économiques, sur les déplacements et les échanges, sur l’émergence de l’agriculture et de l’élevage, sur le cadre paléo-climatique et paléo-environnemental de ces mutations et sur leur impact sur les écosystèmes et la biodiversité insulaires. Cette manifestation s’appuiera principalement (mais pas seulement) sur des travaux des missions françaises à Chypre, soutenues par le ministère des Affaires étrangères et l’École française d’Athènes : leur rôle a été déterminant dans l’évolution des connaissances durant ces trente dernières années. Elle sera aussi l’occasion de mesurer les avancées produites dans le cadre du Site d’étude en écologie globale (SEEG) « Limassol », depuis sa création en 2011. Soutenu par le CNRS, l’INRAP et le Muséum national d’histoire naturelle, ce projet contribue à l’inventaire de la biodiversité de l’île de Chypre entre la fin du Tardi-glaciaire et le début de l’Holocène et en analyse les dynamiques en interactions avec les changements climatiques et les activités humaines.

 

Organisateurs : Jean-Denis Vigne, François Briois et Margareta Tengberg

Contact : Jean-Denis Vigne (vigne@mnhn.fr)

 


photo ; B. SOUFFI (INRAP) - Participants de la séance SPF Palethnographie du  Mésolithique : recherches sur les  habitats de plein air dans la moitié  septentrionale de la France et ses marges (Novembre 2010)

 
Dernière modification : 17/09/2014