Séances

Participants de la séance SPF des 26

Les Séances sont organisées 2 à 3 fois par an en Province et à Paris. D'une durée d'une ou deux journées, elles portent sur des thèmes variés : bilans régionaux ou nationaux sur les découvertes et travaux récents ou synthèses sur une problématique en cours dans un secteur de recherche ou une période en particulier.


Le programme prévu pour 2013 et 2014 des séances de la SPF est le suivant:



Normes et variabilités au sein de la culture matérielle des sociétés de l'âge du Bronze
Samedi 15 juin 2013


DIJON

Cette séance se place dans la continuité de celle de Nantes consacrée aux « Artisanats et productions à l’âge du Bronze ». Par ailleurs, ces questions autour des "productions spécialisées et des spécialistes" dépassent bien sûr les strictes limites de l’âge du Bronze et elles concernent toutes les sociétés pré et protohistoriques.


Une première approche portera sur la norme et la variabilité des productions (métalliques, céramiques, architecturales….) ;elle conduira à préciser la notion de type en insistant sur les paramètres techniques qui le définissent. La quantification, l’usage des outils statistiques s’imposent à ce niveau. Des exemples variés sont attendus afin d’illustrer l’ampleur du champ d’étude, mais également pour mettre en évidence les contraintes communes dans la présentation critique des données.


L’examen de la variabilité des productions au cours du temps et de sa signification en terme chronologique et culturel découle de cette étape initiale ; c’est une démarche commune dans toute perception du temps relatif en archéologie, mais aussi du développement spatial des cultures archéologiques. La journée doit permettre une présentation d’exemples significatifs en ce domaine avec là aussi une attention à la formalisation des données et de leurs expressions graphiques. Une relation avec l’analyse spatiale et la géomatique semble aller de soi.


La morphométrie, méthode empruntée à la paléontologie et aux sciences de l’évolution ouvre de nouvelles perspectives dans cette analyse dynamique du changement des formes des espèces ; une adaptation au domaine de la typologie archéologique s’avère tout à fait performante pour mesurer cette dérive progressive des types au cours du temps, les relations phylétiques possibles, les emprunts et copies. Quelques exemples seront proposés.


La maîtrise des formes et des chaînes opératoires de fabrication passe par des apprentissages, des transmissions au sein des groupes d’artisans ; elle constitue aussi une réponse évolutive aux besoins culturels et techniques des populations. Cette relation entre « demandeurs et producteurs » devra être explicitée car elle porte en elle-même la clé du changement ou du conservatisme des formes.


Le rôle du « marché » et ses mécanismes, en partie sous-estimés dans notre domaine, seront abordés. Il s’agira par exemple de comprendre à quel point la longévité d’une forme et la présence d’imitations peuvent aider à caractériser la réussite d’une production. Le phénomène de mimétisme, observable dans la morphologie du produit comme dans le comportement des consommateurs, trouve d’ailleurs ses meilleures illustrations dans certaines séries de productions normalisées de cette période.


La marge de « liberté créatrice », entre conformisme et individualité des artisans, sera à définir et d’une manière plus large, l’innovation et les transferts techniques représentent autant de concepts et de pistes à explorer au cours de cette séance.


Les propositions de communications sont à envoyer, au plus vite et avant le 15 Avril 2013, par mail aux organisateurs accompagnées d’un texte de présentation de 2 pages maximum(en français) avec 1 illustration pleine page (N et B) et résumé anglais de 10lignes.


claude.mordant@u-bourgogne.fr

stefan.wirth@u-bourgogne.fr


Organisateurs: Claude Mordant et Stefan Wirth,

Université de Bourgogne



Mise à jour le 15 mai 2013
Programme détaillé de la journée




L’essor du Magdalénien :aspects culturels, symboliques et techniques des faciès à navettes et à Lussac-Angles


Besançon
17 et 18 octobre / Arlay le 19 octobre 2013


Organisateurs : Lucie Chehmana, Romain Malgarini, Marta Polpowicz-Bobak et Camille Bourdier


La séance de la Société préhistorique française d’octobre 2013 se déroulera à Besançon et se propose de traiter des deux principaux courants qui témoignent de l’essor de la culture matérielle magdalénienne en Europe occidentale à la fin de la dernière période glaciaire (15 500 -14 000 BP). Les pays principalement concernés sont la France, l’Espagne, la Suisse, l’Allemagne et la Pologne. Ces courants culturels, dits « faciès », ont été définis essentiellement à partir de leur équipement osseux, par la présence d’artefacts spécifiques semblant s’exclure mutuellement : d’une part les navettes, probables manches d’outils, et d’autre part les pointes de sagaie de type Lussac-Angles. Ils se caractérisent également par leurs productions symboliques, pariétales et mobilières, à l’intérieur desquelles la représentation humaine paraît occuper une place singulièrement importante. C’est notamment au faciès« Lussac-Angles » qu’appartiennent deux sites majeurs de l’expression graphique du Paléolithique européen : le Roc-aux-Sorciers et sa frise sculptée monumentale, peinte et gravée, ainsi que La Marche et ses centaines de supports lithiques gravés.


Cette séance est initiée par le groupe de recherche dirigé par Geneviève Pinçon en charge de l’étude de l’abri orné du Roc-aux-Sorciers (Angles-sur-L’anglin, Vienne), l’un des deux sites de référence pour le faciès à « Lussac-Angles ». Elle fait suite au colloque sur le Magdalénien à « navettes » qui s’est tenu à Argenton-sur-Creuse en 2004 (publié par Despriée,Tymula et Rigaud en 2009),et aspire cette fois-ci à mettre en perspective ces deux faciès qui font l’objet depuis une dizaine d’années de nombreuses recherches, dans le cadre d’étude de gisements et de travaux à l’échelle régionale. La confrontation pluri et interdisciplinaire des données issues des sphères techno-économique(industrie lithique, industrie osseuse) et symbolique (art pariétal, art mobilier, parure) devrait ainsi permettre d’étoffer leurs éléments diagnostiques, leur répartition spatiale et leur position chronologique respective. Nous souhaitons en particulier revoir la pertinence de leurs aires d’extension, très contrastées. Actuellement, le premier, le faciès à « navettes »,s’étendrait de la France à la Pologne,tandis que le second serait plus localisé en Vienne et en Charente.

Cette séance organisée en 2013 sera l’occasion de fêter le 100e anniversaire de la visite de la grotte Grappin (Jura) par les membres de la Société préhistorique française, l’un des sites les plus à l’est ayant livré des navettes et un art mobilier typique de ce faciès. Une sortie est prévue sur le site et au château d’Arlay qui se trouve à proximité.


Pour participer à cette séance sur le Magdalénien, merci de nous contacter à l’une ou l’autre de ces adresses : lucie.chehmana@mae.u-paris10.frou Lucie Chehmana, MAE, Équipe Ethnologie préhistorique, 21 allée de l’Université, 92023 Nanterre.


Lucie Chehmana

UMR7041 ArScAn, équipe Ethnologie préhistorique, Maison René Ginouvès, 21 Allée de l’Université, 92023 Nanterre.


Romain Malgarini

UMR6249 Chrono-Environnement, UFR Sciences du Langage de l'Homme et de la Société, 30-32 rue Mégevand, 25030 Besançon cedex. romain.malgarini@gmail.com


Marta Po1towicz-Bobak

Institute of Archaeology,University of Rzeszów, ul. Hoffmanowej 8, PL-35-016 Rzeszów, Poland.


Camille Bourdier

Université Toulouse 2 Le Mirail – UMR TRACES 5608, Centre de Recherche et d’Étude pour l’Art Préhistorique (CREAP), Maison de la Recherche, 5 allées Antonio Machado, 31058Toulouse Cedex 9. camille.bourdier@univ-tlse2.fr


photo ; B. SOUFFI (INRAP) - Participants de la séance SPF Palethnographie du  Mésolithique : recherches sur les  habitats de plein air dans la moitié  septentrionale de la France et ses marges (Novembre 2010)

 
Dernière modification : 17/05/2013