Que faire avec la Préhistoire ? Actualités Technologie lithique - stage

Le Néolithique moyen en Languedoc oriental : caractérisation stylistique de la céramique, nouvelles réflexions sur la culture chasséenne /  Catherine Georjon
 

Soutenance de thèse

 

12 novembre 2020
en ligne via Université Toulouse Jean Jaurès

 

 

Jury

 

- M. Nicolas VALDEYRON Université Toulouse II Jean Jaurès Directeur de thèse
- M. Didier BINDER Université Nice Sophia Antipolis CEPAM UMR7264 Rapporteur
- M. François GILIGNY Université Paris 1, UMR TRAJECTOIRES (8215) Rapporteur
- Mme Anne AUGEREAU INRAP UMR PreTech 7055 Examinatrice
- Mme Vanessa LEA Université de Toulouse Jean Jaurès, UMR 5608 TRACES Examinatrice
- Mme Claire MANEN Université de Toulouse Jean Jaurès, UMR 5608 TRACES Examinatrice

 

Résumé
Depuis une trentaine d’années, l’appréciation du Néolithique moyen méridional a beaucoup progressé grâce à un grand nombre de diplômes et de projets collectifs de recherche sur le sujet, appuyés par la multiplication des opérations d’archéologie préventive. Dans le domaine des études céramiques et lithiques, notamment, les travaux sur le Garonnais, la vallée de l’Aude, le Quercy, l’Auvergne, la moyenne vallée du Rhône, les Alpes et la Provence ont permis de mieux appréhender la chronologie et la variabilité des expressions culturelles entre 4500 et 3500 av. J.-C. En Languedoc oriental, une approche conjuguée des industries lithiques taillées et de la céramique a été conduite à partir de la fin des années 1990. Deux thèses parallèles sur ces deux types de mobiliers ont été initiées, mais seule celle de V. Lea sur les industries lithiques a pu voir le jour (Lea, 2002). Un article de synthèse a néanmoins permis de confronter pour la première fois la périodisation lithique avec une sériation céramique préliminaire (Georjon et Lea, 2013). La présente thèse correspond donc à l’aboutissement d’un travail initié il y a 20 ans sur la périodisation céramique du Néolithique moyen en Languedoc oriental. Pour se faire, j’ai sélectionné un corpus de 11 séries analysées finement augmenté de divers ensembles abordés plus rapidement. La plupart de ces séries sont issues de mes travaux d’étude céramique sur les opérations d’archéologie préventive. Certaines sont inédits, d’autres partiellement ou intégralement publiées. Toutes les études déjà réalisées ont été entièrement remodelées à l’aune d’une méthodologie unifiée. La problématique développée dans cette thèse aborde trois principaux aspects : l’approche chrono-culturelles et chrono-géographiques du Languedoc oriental dans le contexte du Néolithique moyen méridional, la caractérisation des productions céramiques et, plus largement, l’état des lieux de la définition du Chasséen. Les questions chrono-culturelles et chrono-géographiques sont au premier plan : comment la sériation que je produis est-elle corrélée aux différentes périodisations qui existent dans le Midi ? Quelle est la place du Languedoc oriental, région aux paysages contrastés, limitée à l’est et à l’ouest par deux fleuves d’inégale importance (l’Hérault et le Rhône) et au nord par les contreforts du Massif central, dans le domaine méridional durant cette période ? Le traitement de cet aspect s’appuie sur une évaluation précise des contextes archéologiques, de la composition et de l’état de conservation des séries. Un croisement des périodisations céramique et lithique avec la chronologie absolue est également proposé. L’analyse des productions céramiques de mon corpus prend appui sur les études technologiques dont j’ai pu disposer. À l’aide d’un croisement des données technologique, typologique et typométrique, j’ai tenté d’apporter des éclaircissements concernant deux interrogations : peut-on déceler certains des mécanismes qui concourent à forger l’identité des productions et des producteurs sur un site ? Comment peut-on préciser le niveau de normalisation des productions chasséennes, une caractéristique depuis longtemps mise en avant pour cette culture ? Enfin, la question de la validité du concept de Chasséen se pose presque depuis sa création. Les deux colloques traitant du Chasséen à plus de 25 ans d’intervalle (Nemours, 1989 ; Beeching et al., 1991 – Paris, 2014 ; Perrin et al., 2016), montrent qu’elle n’est pas résolue malgré la récente tentative de déconstruction / reconstruction proposée par S. Van Willigen et ses équipes (Borrello et Van Willigen, 2012 ; 2013 ; 2014 ; Van Willigen et al., 2010 ; 2012 ; 2014 ; 2016). Qu’apportent les données du Languedoc oriental à ce débat ? Plus largement, comment avancer sur ce point au vu des apports récents sur le Néolithique moyen de l’Europe du Sud-Ouest ?

 

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