Informations sur la tenue de réunions scientifiques organisées par d'autres structures que la SPF.

Autres réunions
Programme 2008


Table-ronde
« À la recherche des identités gravettiennes »
Actualités, questionnements et perspectives.

6-7-8 octobre 2008

Université de Provence, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme

Depuis les derniers grands colloques UISPP des années 70 dédiés aux complexes « Aurignacien, Périgordien et Gravettien », presque aucune manifestation d’envergure n’a été consacrée au Gravettien en France. Ces trente dernières années, de nombreuses recherches ont, en effet, principalement concerné d’autres phases du Paléolithique supérieur comme l’Aurignacien et le Magdalénien. Or, durant la dernière décennie, les études portant sur le Gravettien ont connu un renouveau important dont la communauté a pris acte à l’occasion de la table ronde internationale organisée par J.-Ph. Rigaud en juillet 2004 aux Eyzies-de-Tayac. En France et plus largement en Europe, ce regain d’intérêt est lié d’une part à la fouille de plusieurs nouveaux gisements gravettiens dans le cadre d’interventions préventives et programmées, et d’autre part à un développement des études réalisées, pour beaucoup, à l’Université, mais aussi à l’INRAP, au CNRS, dans les musées nationaux et enfin les différents Services régionaux. La relecture de séries anciennes et de celles issues de fouilles récentes apportent donc des éclairages inédits sur les sociétés gravettiennes et permettent d’apporter de nouveaux éléments de réflexion quant aux problèmes d’interprétation qui se posèrent durant la seconde moitié du XXème siècle (polymorphisme des industries, culture pan-européenne, filiation de certains faciès, émergence de la culture gravettienne, etc.). La caractérisation des comportements techniques et économiques gravettiens constitue actuellement le coeur de ce renouveau. Ces nouvelles données modifient l’image parcellaire et souvent stéréotypée de cette « culture » du Paléolithique supérieur ancien. Pour une large part, notre compréhension repose toujours sur des bases issues de l’approche typologique des industries lithiques et le Gravettien apparaît ainsi souvent comme une succession de faciès dont ni la nature ni les relations qu’ils entretiennent ne sont clairement établies.

Comité d'organisation :
Damien Pesesse (UMR-6636-ESEP) - Patricia Guillermin (UMR 5608, TRACES) - Laurent Klaric (UMR 7055 - PRETEC) - Nejma Goutas (UMR-6636-ESEP).

Téléchargez le programme et les résumés des communications : Gravettien 2008

 

 


Colloque
"La fabrique de l'archéologique en France"

organisé par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA)
et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).

Jeudi 14 février et vendredi 15 février 2008

En France, dans un paradoxal déni du passé, les fondements de l’archéologie ont été longs à émerger. Si, dès le milieu du XIXe siècle, l’État met en place des structures de recherche en Italie, en Grèce, en Egypte, en Syrie ou en Extrême-Orient, il faudra attendre 2002 pour que la France se dote d’un institut de recherche dévolu à la « sauvegarde par l’étude » du passé de son propre territoire. Pourtant, de l’abbé Cocherel qui organise le sauvetage d’une sépulture néolithique à Houlbec-Cocherel en 1685, à Boucher de Perthes qui révolutionne l’idée même de l’origine de l’homme au milieu du XIXe siècle, ou à André Leroi-Gourhan qui renouvelle l’archéologie préhistorique dans l’après-guerre, nombreux furent les précurseurs de la science archéologique en France.
Comment se constitue-t-elle à partir de la Renaissance ? Quel fut le rôle des antiquaires ? Comment fouillait-on au XIXe siècle ? Pourquoi un musée des Antiquités nationales ? Comment comprendre que la loi de 1913 sur les monuments historiques oublie les vestiges archéologiques ? Pourquoi Vichy légifère-t-il ? Quelle est l’incidence de la décolonisation ? Qui invente l’archéologie de sauvetage ? Comment se consolide l’archéologie préventive ? Où sont les enjeux de l’archéologie aujourd’hui ?
Ce colloque contribuera à l’histoire de la discipline, son émergence en France à partir de la Renaissance jusqu’à son développement au XIXe siècle et à sa reconnaissance légale en 1941, jusqu’à l’irruption de l’archéologie de sauvetage dans les années 1970 et à la structuration récente de l’archéologie préventive.

Institut national d’histoire de l’art

Auditorium
2 rue Vivienne
75002 Paris
accès : 6 rue des Petits Champs

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Inscription : www.inrap.fr
L’inscription permet un accès prioritaire dans la limite des places disponibles

Téléchargez le programme complet du colloque :

Retrouvez les enregistrements vidéos des communications en cliquant ici