Mémoires - tome 43 (2007) |
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Sous la direction de Patrick Moinat et de Philippe Chambon : Les cistes de Chamblandes et la place des coffres dans les pratiques funéraires du Néolithique moyen occidental -Actes du colloque de Lausanne, mai 2006 - 364 pages |
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En bois ou en dalles, enterré ou en surface du sol, mais toujours de petites dimensions, le coffre est une sépulture emblématique du Néolithique moyen. Il s’agit de l’une des toutes premières constructions élaborées pour les morts. Cette architecture est désormais reconnue dans la majeure partie de l’Europe occidentale, où elle apparaît de manière synchrone. On y dépose un mort, accompagné ou non d’offrandes, de ses effets personnels, de parures ou d’armes. Malgré sa petite taille, le coffre est parfois collectif ; il permet alors de regrouper les morts, une famille ou les membres choisis d’un lignage ou d’une communauté. Faisant suite à la table ronde de Saint-Germain-en-Laye, publiée en 2003 (CHAMBON P., L ECLERC J. [dir.], Les pratiques funéraires néolithiques avant 3500 av. J.-C. en France et dans les régions limitrophes, 2003, 40 €), par laSPF et occasion d’un premier bilan sur les pratiques funéraires néolithiqueshors sépultures collectives, le colloque de Lausanne, en 2006, visaità comprendre le succès d’un type particulier de sépulture et à définir ledegré d’homogénéisation culturelle qu’il impliquait. Autant de regards surles architectures du Sud et de l’Ouest de l’Europe. L e coffre est déclinéselon différentes sensibilités : chronologique et culturelle, mais aussi et surtout, sous l’angle de l’architecture et du fonctionnement de ces petitsossuaires. L es premières synthèses sur l’ensemble des Noisats à Gurgy (Yonne, France) ou sur la nécropole deGenevray à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie, F rance) sont ainsi proposées. C’est aussi une présentation de lanécropole éponyme de Chamblandes à Pully comme de celle de Vidy à Lausanne (Vaud, Suisse), ou encore desnécropoles valaisannes de la ville de Sion (Valais, Suisse). Enfin, c’est l’occasion de confronter ces découvertesaux données funéraires issues d’un contexte plus large en examinant les sépultures du val de Suse, de l’Émilie,d’Alsace, de la France moyenne ou du Midi, de la Corse ou de la Catalogne. |
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