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Position de la Société préhistorique française au sujet des menaces contre la recherche archéologique en France
Forte de 1300 adhérents, la Société préhistorique française réunit la plus grande partie des chercheurs en Préhistoire, quel que soit leur statut (CNRS, universités, services archéologiques de l'Etat et des collectivités territoriales, étudiants en archéologie, archéologues bénévoles…), auxquels se joignent de nombreux curieux passionnés par ces recherches.
Présente dans tous ces secteurs, elle note avec inquiétude les menaces convergentes qui pèsent actuellement sur la recherche archéologique française : recherche universitaire menacée par les changements dans les statuts des personnels, recherche au CNRS menacée par les risques de démantèlement de cet organisme, archéologie préventive (INRAP et collectivités territoriales) menacée par les dépositions législatives en cours d’élaboration, aide et contrôle par les services archéologiques de l’Etat bridées par le manque criant de moyens, diffusion des travaux de recherche compromise par la mise en place d’un système d’évaluation bibliométrique privilégiant de facto le quantitatif au détriment du qualitatif…
Elle affirme sa solidarité avec associations, syndicats et coordinations qui luttent contre ces évolutions élaborées dans la précipitation et sans réelle concertation avec les milieux de la recherche archéologique, et leur apporte son total appui.
Elle invite tous ses adhérents, et en particulier les chercheurs bénévoles et les simples curieux de Préhistoire qui se sont joints dans ses rangs aux chercheurs professionnels, à aider tous nos compatriotes à se rendre compte des atteintes ainsi portées à la sauvegarde et à l'étude de ce patrimoine archéologique qui est notre patrimoine commun, et à le défendre par tous les moyens qu'ils jugeront appropriés.
Le Conseil d’administration de la Société Préhistorique Française
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La Société préhistorique française, une des plus anciennes sociétés d'archéologie, a été fondée en 1904. Elle a été reconnue d’utilité publique en 1910 et a obtenu le Grand Prix de l’Archéologie en 1982.