Actualités de la recherche en Préhistoire dans les Balkans Actualités SPF Fabrication et fonction des outils de type Montmorencien - Mémoire 66

Hiatus, lacunes et absences : identifier et interpréter les vides archéologiques
 

 

Le 29ème Congrès préhistorique de France s'est achevé.

Près de 800 inscrits, 139 communications en 12 sessions, près de 150 participants à chaque session.
La publication de chaque session se fera en ligne et en libre accès sur le site de la société.
A suivre !

 

Pour rester en lien avec le congrès, suivre les conférences des

Mercredis de l'archéologie du Musée Saint Raymond de Toulouse
du 29 septembre au 1er décembre 2021

 

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31 mai - 4 juin 2021
Toulouse

 

La situation sanitaire nous interdit de tenir le congrès en présentiel, même partiellement. Il sera donc totalement virtuel.

En conséquence, il n'y a pas de frais d'inscription : la participation est libre et gratuite.

L'inscription (ici) reste cependant obligatoire pour avoir accès aux salles virtuelles.

 

Le programme du Congrès est désormais fixé.

Télécharger le programme détaillé

 

Sessions

A - Réseaux de transferts matériels, aires chronoculturelles : le visible et l'invisible

B - Hiatus, lacunes et absences : reflets de pratiques archéologiques ou réalités ?

C - Le poids de l'histoire des sciences et l'hégémonie européenne en préhistoire

D - Les espaces vides : preuves d'absences ou absences de preuves ?

E - Dépasser les plans et révéler l'architecture invisible : de l'identification à la restitution des constructions du Néolithique à l'âge du Fer

F - Où sont les femmes ? Archéologie du genre dans la Préhistoire et la Protohistoire : la France à l'écart des gender studies ?

G - Apprendre et comprendre : de la transmission des savoirs à la structuration des sociétés

H - Des vivants sans tombes et des morts sans habitats : évolution des pratiques funéraires du Néolithique au début du premier âge du Fer en France et en Europe occidentale

I - Manifestations artistiques et symboliques

J - La fabrication des poteries : quelles structures, quels outils, quels lieux de production ?

K - L'économie invisible des produits en matériaux recyclables

L - Les matériaux périssables : nouvelles méthodes, nouveaux enjeux

 

Voir le détail des sessions, qui rassemblent communications orales et posters autour d'un même thème.

 

Les communications seront de 15 mn suivies de 5 mn de discussion.

 

Les posters seront au format A1 ou sous forme d'une présentation de 5 diapositives.

Des plages de discussion seront ménagées dans le programme.

 


 

Mise à jour le 14 janvier 2021

 

 

- la liste définitive des communications retenues sera mise en ligne courant février.

- mi mars, une décision ferme sera prise sur la tenue du congrès en présentiel ou en distanciel.

- en cas de congrès en présentiel, les participants auront ensuite un mois (jusqu'à mi avril) pour s'inscrire en bénéficiant du tarif "inscription anticipée" ; ensuite, de mi avril jusqu'à mai, il sera toujours possible de s'inscrire mais avec le tarif "inscription tardive".

- en cas de congrès en distanciel, il n'y aura bien sûr pas de droit d'inscription à payer.

 


 

 

Appel à communications (la date limite est prolongée jusqu'au 4 janvier 2021)

 

Notez que le congrès aura lieu quoi qu'il en soit aux dates prévues, sous une forme adaptée à la situation sanitaire.

 

 

Les propositions de communications et de posters doivent s’inscrire dans l’une des différentes sessions retenues (sessions spécifiques ou varia de A1 à J2) au sein des grandes thématiques abordées (A à J). Le détail est disponible en ligne sur le site du congrès et dans ce document.

 

 

Les communications seront de 15 à 20 mn en fonction du nombre ; les posters seront au format A1. Des plages de discussion seront ménagées dans le programme.

 

Les propositions se font exclusivement via le site Internet à la page « Nouveau dépôt », accessible après la création d’un compte sur l’interface ScienceConf.

 

La date de limite de soumission est prolongée au 4 janvier 2021.

Nous espérons vous accueillir nombreux à Toulouse malgré ces temps incertains.

 

Télécharger l'affiche (pdf)


 

La discipline archéologique est née des premiers travaux classificatoires de vestiges matériels, lesquels eurent rapidement pour objet de proposer une organisation des découvertes dans le temps et l’espace. Cette perspective, au départ taxinomique et évolutionniste, s’est progressivement enrichie d’une troisième dimension, spatiale, offrant un point de vue diffusionniste et donnant lieu à un renouvellement des méthodes. Les réflexions s’opèrent depuis à un plus haut niveau de résolution par le biais de nouvelles disciplines au service du discours interprétatif (ethnoarchéologie, archéométrie, paléoenvironnement, par exemple).


L’essentiel de notre travail est aujourd’hui encore de formuler des hypothèses ou de répondre à des questions sur des thèmes tels que : configurations spatiales et dynamiques temporelles des productions matérielles, identification et évolution des identités culturelles, des réseaux d’échanges, des structures sociétales, modalités d’acquisition des biens alimentaires et techniques ou impacts des facteurs environnementaux.

 

Néanmoins, toutes ces approches se heurtent tôt ou tard à des absences d’observations, des lacunes de donnée et des discontinuités spatiales ou temporelles, comme dans le cas des gisements stratifiés où des troncatures sédimentaires et des faciès d’érosion sont parfois mis au jour : quelle était la nature des dépôts aujourd’hui disparus ? La distribution géographique des gisements peut également nous interpeler : les nombreux vides qui parsèment les cartes de répartition traduisent-ils des absences d’occupation, des frontières culturelles ou naturelles, ou bien s’agit-il de biais liés à l’absence de recherches, à des processus taphonomiques singuliers ? La faiblesse quantitative, voire l’absence de données chronométriques pour certaines périodes peut-elle être interprétée comme un défaut de peuplement ? Les césures observées dans l'évolution des cultures matérielles enregistrent-elles une mutation accélérée ou bien un hiatus artificiel dans un continuum ? Les réseaux d’échanges, et notamment ceux à l’œuvre sur de vastes espaces géographiques, sont toujours bornés spatialement et comportent également de nombreux vides en leur sein : comment comprendre, d’un point de vue anthropologique, ces dissymétries ? Ou encore, comment caractériser et interpréter les lacunes observées dans les chaînes opératoires de production et d’exploitation des denrées alimentaires et des biens techniques (production différée dans le temps et dans l’espace, organisation spatio-temporelle des productions, etc.) ? Enfin, plus largement, quels sont les facteurs à l’œuvre dans la mise en place d’une innovation, sa diffusion ou son refus ?

 

Ces hiatus, lacunes ou encore ces absences sont tout autant informatifs des sociétés préhistoriques et protohistoriques que leurs productions matérielles ou alimentaires conservées, la caractérisation de leurs habitats, etc. Ce sont les questionnements suscités par ces vides archéologiques et leur interprétation qui forment le thème de ce congrès, questions qui devront être abordées dans toute leur diversité, depuis des réflexions épistémologiques et méthodologiques sur la façon de les identifier et de les caractériser jusqu’à leur interprétation anthropologique.

 

Nous souhaitons que les thèmes abordés le soient de manière transversale, d’un point de vue tant chronologique que géographique, comme :
•    Le manque de temps : hiatus et ruptures dans les constructions chronologiques.
•    Les espaces vides : preuves d’absences ou absences de preuves ?
•    Les couches fantômes : dynamiques sédimentaires, troncatures et érosions.
•    Entre attirances et répulsions : réseaux et frontières.
•    Qui est in, qui est out ? Refus et diffusion des innovations.
•    Les manques dans les productions matérielles, artistiques et les chaînes opératoires alimentaires : quelles inférences ?
•    L’architecture invisible.
•    La mort évanescente : quelles pratiques funéraires pour les aires et périodes pauvres en sépultures ?
•    Les matériaux périssables : nouvelles méthodes, nouveaux enjeux.
•    Les structures sociales et anthropologiques.

 

Ces thèmes ne constituent que de premières pistes, totalement ouvertes, et nous invitons dès à présent les équipes et collègues intéressés à soumettre des propositions de sessions, sachant que nous privilégierons les plus interdisciplinaires et transchronologiques. Seules 8 à 10 sessions seront retenues. Il pourra être suggéré de regrouper certaines propositions de session trop semblables.

 

Organisateurs
Laboratoire TRACES - UMR5608

Contact

cpf2021@sciencesconf.org

 

 

 

 

 

 

 

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