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Assemblée générale de la SPF et Rencontre annuelle de la Société préhistorique française 2027
 

Enfance, apprentissage et transmission du savoir durant la Préhistoire et la Protohistoire

Childhood, learning and the passing on of knowledge during Prehistory and Protohistory

 

4e Rencontres annuelles de la Société Préhistorique Française en partenariat avec le

Musée d’Archéologie nationale – Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye

 

organisée par Ludovic Mevel et Jean-Denis Vigne

 

Vendredi 29 janvier 2027, à partir de 9h00

Auditorium du Musée d’Archéologie nationale (MAN), Château de Saint-Germain-en-Laye

 

L’approche archéologique des sociétés sans écriture s’appuie invariablement sur la manifestation matérielle de faits qui ne sont détectables que parce qu’ils se sont perpétrés durant un temps suffisamment long, au-delà de la durée d’une génération. Il en va ainsi pour ce qui concerne l’acquisition de ressources (matières premières), les activités techniques ou symboliques, voire les structures sociales ou territoriales qui sont autant d’éléments dont se nourrit l’archéologie pré- et protohistorique pour caractériser les cultures du passé. La question de la transmission des savoirs et des savoir-faire se situe donc au cœur des fondements épistémiques de nos disciplines.

 

La transmission transgénérationnelle des savoirs recouvre la question des modalités de l’apprentissage, en particulier (mais pas seulement) entre adultes et enfants. Plus prosaïquement, mettre en évidence la présence d’enfants sur les sites archéologiques permet d’entrevoir la composition, voire la structuration sociologique des groupes humains. Elle implique donc qu’on s’intéresse autant aux objets imparfaits résultant de cet apprentissage – que l’archéologie pré- et protohistorique commence à savoir détecter – qu’à la maturation cognitive des jeunes humains – conçue dans des environnements par bien des aspects différents de ceux de nos sociétés modernes –et aux capacités d’apprentissage tout au long de la vie. Engagés dès la fin du siècle dernier, à la lumière notamment de l’analyse technologique des chaînes opératoires de production des outils de pierre taillée, les travaux portant sur les deux versants de cette problématique se sont multipliés durant les quinze dernières années, tout en s’étendant à d’autres domaines technologiques (traitement des plantes et des animaux en vue de leur consommation, industries en matières dures d’origine animale, céramique, bâti, parure, métallurgie) et, plus timidement, à d’autres secteurs de la vie des sociétés éteintes (comportements saisonniers ou territoriaux, structures sociales).

C’est la thématique à laquelle la Société Préhistorique française propose de contribuer dans le cadre de ses 4e Rencontres thématiques, le 29 janvier 2027. Elle le fait dans la tradition maintenant bien établie de ses manifestations, inaugurées en 2024, sous un format court de 5-6 communications scientifiques originales, en partie présentées par de jeunes chercheuses et chercheurs et introduites par un exposé posant les principales questions relatives à cette problématique. Elle le fait aussi avec le double souci de s’adresser aux professionnels autant qu’aux bénévoles et d’inscrire sa démarche dans le cadre des préoccupations sociétales de ce début de XXIe siècle.

 

The archaeological approach to societies without writing invariably relies on the material evidence of events that are detectable only because they took place over a sufficiently long period, extending beyond the span of a single human generation. This applies equally to the acquisition of resources (raw materials), to technical or symbolic activities, and to social or territorial structures – all of which are elements that pre- and protohistoric archaeology draws upon to characterise the cultures of the past. The question of the transmission of knowledge and skills therefore lies at the heart of the epistemic foundations of our disciplines.

The transgenerational transmission of knowledge encompasses the question of how learning processes, particularly (however not exclusively) between adults and children. More simply put, identifying the presence of children at archaeological sites provides an insight into the composition, and indeed the sociological structure of human groups. It therefore implies that we should focus as much on the imperfect artefacts resulting from this learning process – which pre- and protohistoric archaeology is becoming increasingly adept at identifying – as on the cognitive development of young humans, taking place in environments that differ in many respects from those of our modern societies, and on their capacity for lifelong learning. Having begun at the end of the last century, particularly in the light of the technological analysis of the production processes for flint tools, research into both aspects of this issue has multiplied over the last fifteen years, whilst extending to other technological fields (the processing of plants and animals for consumption, industries involving hard materials of animal origin, ceramics, construction, ornamentation, metallurgy) and, to a lesser extent, to other aspects of life in extinct societies (seasonal or territorial behaviours, social structures).

This is the theme to which the Société Préhistorique française proposes to contribute as part of its 4th Thematic Meetings, on 29th January 2027. It is doing so in the now well-established tradition of these events, starting from 2024, in a concise format comprising 5–6 original academic papers, some of which being presented by early-career researchers, and introduced by a more general presentation setting out the key issues related to this topic. It is also doing so with the dual aim of addressing both professionals and volunteers, and of situating its approach within the context of the societal concerns of the early 21st century.

 

Programme

 

9h00-9h30 : Accueil

9h30-9h45 : Introduction par les organisateurs (L.Mevel et J.-D.Vigne)

 

9h45-10h25 : Sandrine GALLOIS Grandir dans des sociétés à transmission orale : environnements, apprentissages et cultures de l’enfance

10h25-10h50 : Hara PROCOPIOU Apprendre son futur métier en jouant: une étude ethnoarchéologique de la transmission des savoir-faire pendant l’enfance

           

Pause (15 minutes)

 

11h05-11h30 : Lars ANDERSON Appréhender l’apprentissage de la pierre taillée en P/préhistoire

11h30-11h55 : Nejma GOUTAS Apprendre à travailler l’os, apprendre le monde animal : repérer les apprentis et hiérarchiser les compétences dans le travail des matières osseuses au Paléolithique

11h55-12h20 : Catherine LARA Technologie céramique, apprentissage et variabilité transgénérationnelle : réflexions ethnoarchéologiques autour de cas d'étude andins

 

12h20-14h00 : déjeuner libre

 

14h00-14h30 : Marilou NORDEZ, Claude MORDANT, Barbara ARMBRUSTER, Linda BOUTOILLE, Andrea CHARIGNON, Kévin COSTA, Léonard DUMONT L’apprentissage et la transmission des savoir-faire métallurgiques à l’âge du Bronze et au Premier âge du Fer : quelques pistes de recherche

 

14h30-15h15 - Discussion générale

 

La Rencontre sera suivie de l’assemblée générale annuelle de la Société Préhistorique française, entre 15h30 et 17h30

 

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