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DE LA MINE A L'OBJET - Dialogues archéométallurgiques entre Orient et Occident (IIIe-Ier mill. av. notre ère)
 
Une séance spécialisée de la Société préhistorique française
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mise à jour le 11/10/2022

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DE LA MINE A L'OBJET

Dialogues archéométallurgiques entre Orient et Occident (IIIe-Ier mill. av. notre ère)

23 et 24 novembre 2023

Musée d’archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye

Séance SPF/APRAB

 

L'archéométallurgie des non-ferreux en tant que discipline étudiant l'intégralité des processus de la métallurgie ancienne, de l'extraction du minerai de cuivre, d'étain, d'or ou d'argent à l'état actuel des objets archéologiques, s'est fortement structurée ces deux dernières décennies. Des progrès considérables ont été réalisés dans notre connaissance de ces processus, qu'il s'agisse de la métallurgie extractive, de l’élaboration (du minerai au métal) ou de la transformation (du métal aux objets finis), ainsi que de la biographie des produits de la métallurgie (des objets finis à leur état actuel).

Cette structuration de la recherche archéométallurgique s'est accompagnée d'un certain cloisonnement : les chercheuses et chercheurs sont souvent spécialisés sur l'une de ces étapes, un type d'approche, un support ou une zone d'étude. En résulte une recherche assez compartimentée entre les approches minières, archéométriques, technologiques et archéologiques d'une part, et entre Europe et Proche-Orient d'autre part. Si des porosités existent et que l'interdisciplinarité, désormais de mise, vient nuancer ce constat, ces différents intervenants peinent parfois à échanger du fait de méthodes, de formations, de traditions de recherche et d'interrogations différentes.

Ensuite, il semble que la recherche archéométallurgique se soit développée parallèlement en Europe et au Proche-Orient, avec assez peu de passerelles entre ces régions, bien que quelques chercheurs naviguent entre ces contextes chronoculturels, techniques, environnementaux, mais aussi socio-politiques très différents.

C'est pourquoi nous avons souhaité placer le dialogue au cœur de cette séance. Notre objectif est de provoquer un véritable décloisonnement disciplinaire, méthodologique, géographique et chronologique, de faire se rencontrer des chercheurs et chercheuses trop rarement en contact malgré la complémentarité de leurs approches. Nous espérons, à terme, que cette démarche permettra de resserrer les liens, de tisser des collaborations et de créer un groupe de recherche interdisciplinaire sur l'archéométallurgie de tout l'Ancien Monde.

 

Nous proposons de structurer cette séance selon quatre axes :

1. L’extraction des minerais métalliques

Tous les vestiges de l'exploitation des minerais seront ici considérés, qu'il s'agisse d'indices directs ou indirects de leur extraction, de leur réduction ou de leur circulation.

2. Les outils, les acteurs et les lieux de la production métallurgique : spécialisation et organisation

Cette session sera consacrée à l'organisation de la production et aura pour vocation de questionner la notion d'atelier. Qui étaient les métallurgistes ? Quel était leur degré de spécialisation ? Leur statut socio-économique, leur position symbolique ? Quels étaient leurs outils et leur environnement de travail ? Comment s’organisent les différentes étapes de la chaîne opératoire métallurgique (réduction du minerai, production des objets) ? Peut-on distinguer différents types de lieux de travail en fonction des contextes géographiques et chronologiques ?

3. Les chaînes opératoires de la métallurgie, du métal aux produits finis

Quels étaient les processus et les méthodes de fabrication des objets métalliques ? Ce sont ici les indices directs ou indirects permettant de renseigner les gestes, les techniques et les savoir-faire des artisans anciens qui seront employés pour proposer des restitutions des chaînes opératoires de la métallurgie. Les métaux étant des matériaux complexes dont les structures physico-chimiques conditionnent les réactions, les approches combinant sciences des matériaux et études technologiques seront ici favorisées.

4. Échanges et usages des produits de la métallurgie : des contextes archéologiques au laboratoire

Toutes les approches permettant de questionner la circulation des métaux, que ceux-ci soient sous forme de minerais, de lingots, de semi-produits, d'objets finis ou de fragments d'objets, trouvent ici leur place. Des analyses physico-chimiques et isotopiques aux études typochronologiques, en passant par les approches tracéologiques, tribologiques ou l'étude fine des contextes archéologiques permettant d'aborder la question de l'usage des objets, cette session sera l'occasion de questionner les fonctions et la circulation.

 

Informations pratiques : cette séance SPF/APRAB se déroulera les 23 et 24 novembre 2023 au Musée d’Archéologie Nationale à Saint-Germain-en-Laye.

 

Comité d’organisation :

  • Zahra HASHEMI – Chercheuse associée, Équipe VEPMO, ArScAn (UMR 7041, Paris), Post-doctorante de LABEX (Les Passés dans le Présent). zahra_hashemi10@yahoo.com 
  • Marilou NORDEZ - Post-doctorante au CReAAH (UMR 6566, Rennes) et docteure associée à TRACES (UMR 5608, Toulouse). marilou.nordez@gmail.com 
  • Christine LORRE – Conservatrice en chef des collections d’archéologie comparée, Musée d’Archéologie nationale et Domaine de Saint-Germain-en-Laye. christine.lorre@culture.gouv.fr
  • Claude MORDANT – Professeur émérite de Protohistoire européenne (université de Dijon). claude.mordant@u-bourgogne.fr 
  • Martin SAUVAGE – Ingénieur de recherche CNRS, Equipe VEPMO, ArScAn (UMR 7041, Paris). martin.sauvage@cnrs.fr 
  • Rolande SIMON-MILLOT - Conservatrice en chef des collections du Néolithique et de l’âge du Bronze, Musée d’Archéologie nationale et Domaine de Saint-Germain-en-Laye. rolande.simon-millot@culture.gouv.fr

 

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