Le Néolithique taillé à coups de haches : approches pétrographiques, technologiques et fonctionnelles d’un outil emblématique Actualités Pour une anthropologie de l'art mobilier : identités et réseaux magdaléniens entre Loire et Dordogne / Pascaline Gaussein

Soutenance de thèse

 

mardi 21 novembre 2017 à 14 heures
Aix-en-Provence - MMSH

 

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Jury
- Jean-Luc Guadelli, Directeur de recherche au CNRS
- Florent Rivals, Professeur à l’Institut Humana i Evolucio Social (IPHES)
- Jean-Philip Brugal, Directeur de recherche au CNRS
- Pierre-Olivier Antoine, Professeur à l’université de Montpellier 2
- Sandrine Costamagno, Directrice de recherche au CNRS
- Jean-Pierre Bracco, Professeur à Aix-Marseille Université

 

Résumé
Les restes fossiles des grands herbivores (genres Bos, Bison, Equus, Coelodonta et Stephanorhinus) sont abondants dans les séquences archéo-paléontologiques du Pléistocène moyen et supérieur du Sud de la France. L’étude biométrique des restes osseux et dentaires à partir de 11 sites (Camp-de-peyre, La Micoque, Igue des Rameaux, Payre, Lunel-Viel, Rigabe, Suard, Combe-Grenal, Pech de l’Azé II, Coudoulous II, Peyre) et 22 ensembles/niveaux, contrôlée par des analyses statistiques factorielles, permet de caractériser les adaptations contextuelles de chaque taxon et leurs tendances évolutives, et d’affiner leurs apports biochronologiques. Les analyses de méso- et micro-usure dentaire détaillent les comportements alimentaires de ces taxons et les environnements locaux dans lequel ils vivaient, intégrant les variations saisonnières. L’utilisation des deux approches, biométriques et écométriques, augmente significativement notre résolution des contextes paléo-environnementaux, pour chacun des sites étudiés. Notre étude apporte de nouvelles données sur les modes d’adaptation tant anatomiques qu’éco-éthologiques des grands ongulés. Des conclusions sur la gestion des territoires par ces herbivores mais aussi sur leurs exploitations par leurs prédateurs, humains et non-humains, ont également été possibles. Nous avons ainsi mis en évidence des stratégies de prédation et d’acquisition originales, notamment centrées sur certains taxons (Equus) pour les groupes de Pré-Néandertaliens du Sud de la France opérant dans un rayon d’action plus important que celui d’autres prédateurs (en particulier hyènes).

 

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