M37PDF - (2005) La première métallurgie en France et dans les pays limitrophes, M37

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M37PDF - (2005) La première métallurgie en France et dans les pays limitrophes

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La première métallurgie en France et dans les pays limitrophes - Carcassonne, 28-30 septembre 2002, actes du colloque international - 306 pages.

 
Depuis le manuel de paléométallurgie de Jean-Pierre Mohen, paru en 1990, aucun ouvrage de langue française ne s'était essayé à une synthèse de l'état des connaissances de la première métallurgie (IVe et IIIe millénaires avant J.-C.) de France et des pays limitrophes (Irlande, Allemagne, Italie, Espagne). C'est au terme de la publication de ce colloque, au moins partiellement, chose faite. De surcroît, ces actes, ne sont pas réduits à une succession de textes monographiques, n'ayant aucun lien entre eux. L'internationalisation des recherches dans le district métallurgique de Cabrières-Péret (Sud de la France) depuis une dizaine d'années a induit, au-delà des travaux de terrain et des journées d'études tripartites (France, Allemagne, Espagne), des résultats novateurs (six concernent les sites de Cabrières), mais aussi un croisement des connaissances et des hypothèses de travail entre les acteurs de ces trois pays (notes de C. Strahm et S. Rovira). Ces échanges internationaux ont en outre conduit à la maturation de concepts communs qui se retrouvent, par delà les originalités régionales, dans de nombreux articles. Le but du colloque, et cela transparaît bien dans ces actes, était de proposer le terme actuel de notre réflexion à un large public. S'il convient d'en tirer les enseignements majeurs de ces journées et de ces actes pour des lecteurs non spécialistes qui s'arrêteraient à ce court texte, soulignons que parmi les apports novateurs, en référence au manuel de 1990, il convient de citer : la réduction directe, en une seule étape, de minerais à base de sulfures (à Cabrières, tétra édrite), dans des appareils rudimentaires (photo de couverture) très vraisemblablement largement ouverts, à la seule condition que les sulfures soient mélangés à des minerais oxydés (malachite), selon le processus réalisé expérimentalement par Rostocker, appellé co-smelting ; il convient d'ajouter que l'acquisition de ce point fondamental doit au moins autant au va-et-vient réitéré entre observations archéologiques et archéo-métallurgie expérimentale, qu'aux apports des relations internationales ; l'apparition d'exploitations minières de plus en plus anciennes, suivant des techniques et des modèles dûment établis, dès le IVe millénaire avant J.-C. (Italie). Les exploitations de callais de Gava montrent que, dans des roches relativement tendres, les mineurs avaient déjà rationalisé l'exploitation dès le Ve millénaire ; en. n, soulignons la mobilité des techniques et des échanges de connaissances à l'intérieur du périmètre géographique de ces actes, tout au long du IIIe millénaire avant J.-C. Plusieurs communications de ce colloque (Sangmeister, Strahm, O'Brien, Marinis, Steiniger) en ont tiré un large profit, ouvrant quelques pistes d'avenir.